JÉRÔME DREYFUSS

Jérôme Dreyfuss quitte Nancy en 1991. Il a 17 ans et une furieuse envie de s’essayer à la vie parisienne. Après un passage éclair à ESMOD, Jérôme Dreyfuss entame un stage aux côtés de John Galliano en 1995. Une formation poursuivie un an au studio de Galliano.

En 1996, changement de cap. Jérôme Dreyfuss travaille avec Gérald Marie, Directeur Europe d’Elite Model Management. A ses côtés jusqu’en 1998, le jeune homme parcourt le monde et ses fashion weeks. Une expérience extraordinaire qui ne fera qu’amplifier ses velléités créatives. Imbibé des clichés de top modèles de l’agence mythique.

Jérôme Dreyfuss se lance à son compte et lance sa Couture-à-Porter le 11 mars 1998. Pour son premier défilé, en off de la semaine de la mode parisienne, le designer de 23 ans attend 50 invités. Ce sont 300 personnes qui se pressent aux portes de sa présentation et créent l’émeute. Dans la foulée, le jeune créateur reçoit le prix de l’ANDAM , les Vénus de la mode, ainsi que les trophés de la mode en 1999, puis est élu Homme de l’Année (concours organisé par le groupe de luxe Richemont), catégorie mode en 2000.

En 2002, Jérôme Dreyfuss met de côté le prêt-à-porter pour se consacrer exclusivement à la maroquinerie. Il crée son propre label. Sans jamais délaisser le fonctionnel au profit d’effets de mode périssables et bien souvent superflus, il imagine des sacs urbains taillés dans des cuirs ultrasouples et moelleux, des peaux précieuses ou des toiles brutes, ponctués de zips, de multiples rivets et de détails astucieux. Tous portent un prénom de garçon, frappé en leur intérieur. Un signe distinctif comme une marque d’affection. Au départ, pensés exclusivement sans structures, les collections du créateur français ont évolué vers une esthétique épurée, offrant aujourd’hui-  en plus des iconiques Billy, Twee et Momo, des doctor bags charpentés comme Carlos ou Johan et leurs soufflets latéraux, des formats rétrécis pour le jour comme Jojo, ou encore Jacques à enfiler sur l’épaule ou à tenir à bout de bras. Les cuirs de luxe comme le python ou, le pony (matières de prédilection de Jérôme Dreyfuss), s’invitent sur Yves, une pochette du soir pliée à coincer sous le bras ou Bobi, suspendu à son anse en chaîne. Chaque  saison, Jérôme Dreyfuss pousse le curseur un peu plus loin dans les prouesses techniques, imprimant le python de pois, le pony de motifs léopard ou chat sauvage. Les peaux à effet – notamment le veau viper au toucher reptilien – matchent en patchwork et claquent sur des peaux exotiques.

Depuis 2010, une capsule de blousons en cuir est disponible dans les boutiques Jérôme Dreyfuss ainsi qu’une ligne de sacs pour hommes, Monsieur Dreyfuss, depuis 2012.

En 2013, Jérôme Dreyfuss lance sa toute première ligne de chaussures pour Femme.